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Chapitre 39

Collection:Le Livre de Job et 42 peintures
Auteur:Fr. Antonio Oteiza
Type:Peinture
Localisation:Salle de catalogage
Caractéristiques: Peinture acrylique sur carton
Œuvre:
Chapitre 39

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Description:

Sais-tu quand les chèvres sauvages mettent bas, ou as-tu assisté à la naissance des biches ?

Comptes-tu les mois de leur gestation, ou connais-tu le moment de leur mise bas ?

Elles se courbent, font effort pour expulser leurs petits et mettent au monde leur progéniture. Leurs petits grandissent et deviennent forts ; ils partent en pleine campagne et ne reviennent plus.

Qui donne sa liberté à l’âne sauvage et détache les liens de l’onagre ?

Je lui ai donné le désert pour demeure et la plaine salée pour habitation. Il se rit du tumulte de la ville et n’entend pas les cris du conducteur. Il parcourt les montagnes à la recherche de pâturages, explorant le moindre coin de verdure.

Le bison est-il disposé à te servir et à passer la nuit dans ton étable ?

Peux-tu l’attacher dans les sillons fertiles pour qu’il laboure les vallées derrière toi ?

Parce qu’il est robuste, peux-tu te fier à lui et lui confier tes travaux ?

Crois-tu qu’il reviendra pour rassembler le grain sur ton aire ?

L’autruche bat fièrement des ailes ; ses plumes ressemblent au plumage de la cigogne. Lorsqu’elle abandonne ses œufs sur le sol et les laisse incuber dans le sable, elle ne songe pas qu’un pied peut les écraser ou qu’une bête sauvage peut les piétiner. Elle est cruelle envers ses petits, comme s’ils n’étaient pas les siens ; peu lui importe que sa peine soit vaine. Car Dieu lui a refusé la sagesse et ne lui a pas donné l’intelligence. Mais lorsqu’elle se redresse en battant des flancs, elle se rit du cheval et de son cavalier.

Est-ce toi qui donnes au cheval sa vigueur et qui revêts son cou d’une crinière ?

Est-ce toi qui le fais bondir comme une sauterelle, avec son souffle terrible et majestueux ?

Il piaffe dans la vallée et, joyeux de sa force, s’élance à la rencontre des armes. Il se rit de la peur et ne s’effraie pas ; il ne recule pas devant l’épée. Contre lui résonne le carquois, la lance et le javelot étincellent. Avec fougue et fracas, il dévore la distance et ne s’arrête pas lorsque retentit la trompette. Au son de la trompette, il répond par un hennissement ; de loin, il flaire la bataille, les cris de commandement et les clameurs de guerre.

Est-ce toi qui apprends au faucon à voler et à déployer ses ailes vers le sud ?

Est-ce sur ton ordre que l’aigle prend son essor et que le vautour suspend son nid dans les hauteurs ?

Il habite et trouve refuge sur un rocher ; un pic rocheux est sa forteresse. De là, il guette sa proie et ses yeux l’aperçoivent de loin. Ses petits s’abreuvent de sang ; là où se trouve une charogne, il est là. »

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