| Collection: | Le Livre de Job et 42 peintures |
| Auteur: | Fr. Antonio Oteiza |
| Type: | Peinture |
| Localisation: | Salle de catalogage |
| Caractéristiques: | Peinture acrylique sur carton |
| Œuvre: |
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| Description: |
Tout cela, mes yeux l’ont vu, mes oreilles l’ont entendu, et je le comprends. Ce que vous savez, moi aussi je le sais, et je ne vous suis en rien inférieur. Mais moi, je veux m’adresser au Tout-Puissant, je désire discuter avec Dieu, tandis que vous recouvrez tout de mensonges et n’êtes que des médecins incapables. Ah ! si seulement vous vous taisiez complètement ! Voilà qui serait vraiment de la sagesse ! Je vous en prie, écoutez ma défense, soyez attentifs aux arguments de mes lèvres. Cherchez-vous donc à défendre Dieu par des mensonges et des injustices ? Voulez-vous prendre parti en sa faveur ou vous faire les avocats de Dieu ? Que se passerait-il s’il vous sondait ? Tenteriez-vous de le tromper comme on trompe un homme ? Si vous prenez secrètement parti pour lui, il vous confondra et vous convaincra de votre faute. Sa majesté ne vous saisit-elle pas d’effroi ? Sa terreur ne vous écrase-t-elle pas ? Vos avertissements sont des proverbes poussiéreux, et vos réponses ne sont que de l’argile. Gardez le silence, car maintenant c’est moi qui vais parler. Advienne que pourra : je risquerai tout, je jouerai ma vie. Même s’il cherchait à me tuer, je l’attendrais, pourvu que je puisse me défendre en sa présence. Cela seul serait déjà mon salut, car l’impie ne peut comparaître devant lui. Écoutez attentivement mes paroles, prêtez l’oreille à mon discours. J’ai préparé ma défense et je sais que je suis innocent. Quelqu’un veut-il contester avec moi ? Car me taire maintenant serait mourir. Accorde-moi, Dieu, ces deux choses, et je ne me cacherai pas devant ta présence : éloigne de moi ta main et ne m’épouvante pas par ta terreur. Ensuite, accuse-moi et je te répondrai ; ou bien je parlerai et tu me répondras. Combien sont nombreux mes péchés et mes fautes ? Montre-moi mes offenses et mes péchés. Pourquoi caches-tu ton visage et me traites-tu comme ton ennemi ? Pourquoi effraies-tu une feuille emportée par le vent et poursuis-tu la paille sèche ? Tu inscris à mon compte des rébellions, tu m’imputes les fautes de ma jeunesse et tu mets mes pieds dans les ceps. Tu surveilles chacun de mes pas et examines mes traces. Ainsi l’homme s’use comme une outre vieillie, comme un vêtement rongé par les mites. |