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Chapitre 7

Collection:Le Livre de Job et 42 peintures
Auteur:Fr. Antonio Oteiza
Type:Peinture
Localisation:Salle de catalogage
Caractéristiques: Peinture acrylique sur carton
Œuvre:
Chapitre 7

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Description:

L’homme est sur la terre pour accomplir son service ; ses jours sont ceux d’un journalier : comme l’esclave, il soupire après l’ombre ; comme le journalier, il attend son salaire.

Mon héritage, ce sont des mois de néant ; des nuits de fatigue me sont échues en partage.

Lorsque je me couche, je me demande : Quand me lèverai-je ? La nuit s’étire en longueur et je me lasse de me retourner jusqu’à l’aube. Les vers et les mottes de terre me couvrent ; ma peau se fend et suppure.

Mes jours courent plus vite que la navette du tisserand et s’achèvent sans espérance.

Souviens-toi que ma vie n’est qu’un souffle et que mes yeux ne verront plus le bonheur.

L’œil de celui qui me regarde ne me verra plus ; lorsque tu me chercheras du regard, je ne serai plus là.

Comme le nuage passe et se dissipe, celui qui descend dans la tombe ne remonte plus. Il ne retourne pas dans sa maison et sa demeure ne le revoit jamais.

C’est pourquoi je ne retiendrai pas ma langue ; mon esprit angoissé parlera, mon âme attristée se plaindra.

Suis-je l’Océan ou le Dragon pour que tu places une garde autour de moi ?

Lorsque je pense que mon lit me soulagera et que ma couche partagera mes plaintes, alors tu m’effraies par des rêves et tu me terrifies par des cauchemars.

Je préférerais mourir étouffé et choisir la mort plutôt que ces membres que je déteste.

Je ne vivrai pas éternellement : laisse-moi, car mes jours ne sont qu’un souffle.

Qu’est-ce que l’homme pour que tu lui accordes tant d’importance, pour que tu t’occupes de lui, pour que tu l’inspectes chaque matin et l’examines à chaque instant ?

Jusqu’à quand refuseras-tu de détourner de moi ton regard et de me laisser même le temps d’avaler ma salive ?

Si j’ai péché, que t’ai-je fait, Gardien de l’homme ? Pourquoi m’as-tu pris pour cible, au point que je suis devenu un fardeau pour moi-même ?

Pourquoi ne pardonnes-tu pas ma faute et n’effaces-tu pas ma culpabilité ? Car très bientôt je me coucherai dans la poussière ; au matin tu me chercheras, mais je n’existerai plus.

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